Hidroelectrica – film de présentation de l’événement annuel
Trophée de l’Énergéticien Curtea de Argeș 2023
Le pouvoir de la narration – Comment utiliser l’histoire pour stimuler l’engagement des personnes et renforcer la marque interne
La 25ᵉ édition de cet événement organisé par Hidroelectrica s’est tenue à la succursale Hidroelectrica de Curtea de Argeș. Dans ce cadre, les organisateurs souhaitaient réaliser un film de présentation de la succursale à projeter devant des centaines d’invités venus de tout le pays. Ils voulaient un film vivant et captivant mettant en lumière l’équipe, les constructions hydrotechniques ainsi que la beauté de la nature dans cette région de la Roumanie.
C’était le contexte parfait pour Toud, un projet dans lequel nous avions l’opportunité de toucher l’âme et l’esprit des gens grâce au pouvoir de la narration. Nous avons rapidement adopté ce projet, animés par le contexte, et avons commencé à échanger avec les membres de l’équipe. Nous avions besoin d’une idée qui constituerait le socle du film : quelque chose qui attire, inspire et nourrisse le public.
Nous avons travaillé sur ce projet selon un processus développé par Toud, comprenant plusieurs étapes et intégrant une série d’éléments clés. En résumé, nous avons développé les séquences importantes.
Big idea – « Je change le monde »
Nous avons commencé par une phase de recherche et avons discuté avec les collaborateurs internes afin de trouver cette idée – appelons-la « big idea » – qui unifierait tout. Parallèlement, nous avons cherché à comprendre l’histoire, la culture et les spécificités de l’organisation à partir de sources internes et externes (site web, articles, personnes extérieures). Nous avons organisé une série de réunions avec l’équipe d’Hidroelectrica pour analyser plusieurs directions de communication issues de différentes idées principales (« big ideas ») et des story arcs (types de fil narratif dans lesquels les éléments qui définissent la narration se succèdent dans un ordre différent).
Nous avons retenu l’idée suivante (« big idea ») : « Je change le monde ». Cette idée relie le travail de chaque personne chez Hidroelectrica à la révolution énergétique que vit l’humanité. À travers ce film, nous avons voulu montrer le but élevé auquel chaque employé de l’organisation est appelé et l’impact qu’il a autour de lui. Le message indirect est le suivant : « Soyez fier de faire partie de l’équipe Hidroelectrica – Nous vivons une transformation rapide en tant que civilisation, générée par la transition vers l’énergie verte ; dans ce contexte, chaque employé d’Hidroelectrica a l’opportunité de faire partie du changement et de contribuer activement à sa propagation. »
Un film qui raconte une histoire
Nous ne voulions pas d’une succession de plans montrant les aménagements hydrotechniques et la beauté de la nature, nous voulions une histoire. Nous voulions quelque chose qui maintienne la curiosité du spectateur, qui lui fasse sentir que cela le concerne, et surtout, qui lui fasse penser à la fin : je suis à ma place. C’est un objectif élevé, nous ne savons pas à quel point nous nous en sommes approchés, mais nous avions une histoire : les plans ne s’enchaînaient pas comme dans une simple énumération. De plus, nous avions de la tension et de l’émotion.
Nous avons créé un story arc classique : introduction, intrigue, accumulation de tension, action, point culminant, détente, dénouement. Le film contient une série de métaphores.
Il commence par l’image d’un enfant qui, dans son innocence, a le courage de croire qu’il peut changer le monde. Il continue avec l’image de l’adulte absorbé par la routine, qui ne ressent pas, ne voit pas l’impact de son travail. De cette situation naît une tension, une inadéquation avec la vie qu’il mène, un tourment intérieur. Ce personnage principal commence à se poser des questions sur sa vie, son travail, les personnes avec lesquelles il interagit, et sur la transformation de la civilisation à laquelle il assiste (voitures électriques, vélos électriques, énergie verte, etc.). Il vit un moment de révélation où il comprend qu’il a l’opportunité de contribuer de manière concrète à cette transformation énergétique par son travail. Plus encore, sans son apport (même minime, comme un rouage infinitésimal dans une chaîne globale), cette transformation ne pourrait exister.
Le film contient plus de 100 séquences avec des personnes, des lieux naturels et des plans à l’intérieur des centrales hydroélectriques.
Dans le processus Toud, nous avons pris en compte des éléments tels que : the shift (le changement que nous voulons produire pour le public qui voit le film), beats and sequences – nous avons réfléchi à chaque élément pouvant aider à construire l’histoire : lieux, personnes, histoires des lieux, objets, authenticité (nous avons cherché à présenter tout de manière la plus réelle et authentique possible), éléments de profondeur (métaphores, symboles) pour enrichir le contenu.
Dès le départ, nous avons créé une structure par scènes, disposées selon le story arc choisi. Nous avons également conçu la narration du narrateur. Pour le voiceover, nous avons travaillé avec une équipe de professionnels spécialisés dans ce domaine.
Étant donné que ce film contient des scènes dans les centrales hydroélectriques, il ne peut pas être rendu public. Nous présentons ci-dessous quelques plans pour transmettre, dans une petite mesure, l’émotion de ce projet.
Pour nous, ce fut un projet inédit à bien des égards : c’était un projet d’envergure, nécessitant des centaines d’heures de travail. Il a requis une excellente collaboration avec l’équipe de tournage et une confiance totale, car la partie montage vidéo nous incombait. Il y avait de grandes attentes et un contexte important : un événement national auquel ont participé des personnes tant internes qu’externes, y compris le Ministre de l’Énergie.

